J'ai mis du temps à m'apercevoir que je suis resté six jours sans dire bonjour. Dans la mesure où une année dure 24 heures depuis la fin du XXème siècle et que dans un bol de trente jours, on peut mettre autant de choses qu'on mettait dans un seau de cinq ou dix ans, je peux considérer qu'une année, c'est presqu'une journée. Et que la fameuse formule "bonne année" peut se ramener à "bonjour".
Mais ce n'est pas un simple "bonjour", une banale formule réflexe. Je m'aperçois que ce "bonjour" est aussi impératif que celui que l'agent attend de quelqu'un qui se présente à un guichet de poste ou de banque pour demander un service.
Ce bonjour est aussi important que celui qu'on doit à des amis, à des parents, à des collègues bref à des gens avec qui l'on vit son quotidien. Constatez avec moi qu'un blog ou une page Fb est en train de pouvoir devenir un lieu vital. C'est étonnant pour ceux qui ont connu autre chose, pour ceux qui ont déjà pratiqué un autre mode de sociabilité avant l'avènement de l'amitié électronique et de la fréquentation virtuelle.
Mais la réalité est là. Une seule connexion vous manque et tout est dépeuplé. L'être a changé de nature. Mais l'amour et la poésie demeurent.
Autrement dit, "Bonjour" alias "Bonne Année", n'est pas une façon de parler, une manière de meubler, une formule creuse et banale. C'est une obligation impérieuse. J'avoue que j'ai dû passer par l'expérience pour m'en apercevoir. Alors que très certainement, la chose apparaît dans son évidence à la majeure partie des gens. Mais il n'est pas, je l'espère, trop tard.
Chers et Chères, à vous toutes et tous avec qui j'ai passé une bonne partie du temps de l'année écoulée, je vous dis bonjour. Je vous dis Bonne Année 2013! Je sais que je passerai encore du temps avec vous cette année. Et je souhaite que ce temps vous soit profitable et qu'il me le soit aussi. Je vous souhaite, une Belle Année 2013. Parce que ce qui est bon est souvent beau.
J'ai été tenté de chroniquer le mot "alcool", le dernier samedi de 2012. Puis j'avais renoncé en décidant d'observer ce que vous allez poster vous-mêmes sur ce thème. Et cela n'a pas manqué. Bien des posts, sur des blogs comme sur Fb ont abordé le sujet.
Je sais maintenant que je suis ivre de vous, sans dégrisement possible. Jusqu'à demain, jusqu'en 2014.
A l'heure qu'il est, je me suis obligé à mettre un casque. Le concerto qui passe sur radio Classique met en valeur un violoniste endiablé. Je n'ai pas écouté son nom mais je pense qu'il forcé sur le sodabi de son cru.
Vale!
JBA.